Question/réponse : comment réagir à une relation toxique ?

Comment réagir avec Je suis quand on est face à quelqu'un qui nous pourrit (ma mère) par
exemple ? Comment as-tu fait toi avec ta mère la semaine dernière ?
La question n'est pas tant comment je réagis, parce que si je me pose la question de bien réagir, c'est que je suis encore dans la réaction face à l'autre, donc dans la dépendance au regard de l'autre , donc dans la volonté mentale de compenser quelque chose, ici peut être le respect de soi ou la perte de pouvoir. Et c'est normal parce que nous essayons de compenser tout le temps :-) Enfin notre mental. Mais nous sommes au contraire inviter à faire des expériences de ressenti, et non de lutter contre les expériences.
Si ça veut réagir en toi, peut-être demande toi d'abord de quoi tu refuses de faire l'expérience. De quelle expérience d' humiliation ou d'infantilisation tu veux sortir, et accepte de la faire au moment même tu la vois. Pleinement. Observe l'expérience. Ressens là. C'est ce que te demande ton âme. Tu es immobile. Et tu respires l'expérience que tu as commandé à ta mère/patron/copain, etc.
Au moment même où tu vas la vivre, où tu vas accepter l'émotion, le rôle, la pièce, même si elle ne te plaît pas au niveau de l'ego, quand tu acceptes pleinement de vivre l'instant de qu'est-ce que c'est qu'être humilié ou infantilisé, une partie de toi va se détacher derrière. Et observer. Ce sera Je suis.
Tu ne fais rien, tu n'essayes rien, tu ne penses rien, tu ne fais que observer l'expérience du mec qui. Comme si tu avais accepté un rôle dans un film. Et la vérité c'est que tu as accepté le rôle dans ce film. Et tant que tu refuses le rôle, que tu résistes à l'expérience, elle va persister.
Ensuite, peut-être cette fois là ou une fois prochaine, mais vivre l'expérience peut prendre quelques secondes (déjà sentir qu'on y résiste prend quelques secondes !!), tu change ton focus et tu examines l'autre. Le mental de l'autre. Qu'est-ce qui se joue en lui pour qu'il ait besoin de faire ça à l'autre, à toi ici ? Tu vas observer ça comme si tu étais en train de regarder un film, c'est à dire que tu n'es pas, tu n'es plus acteur du film. Tu es observateur du tunnel de l'autre. Tu mates un film quoi. Mais, ça peut t'amener de l'émotion, l'émotion de Je suis. Et Je suis, souvent, n'est as content :-)
Pour arriver à cette observation d'entomologiste, il faut que tu aies d'abord accepter l'expérience avant. Et que la dissociation avec le mentale ait suffisamment progressé pour pouvoir se faire là. Ca veut dire qu'une part en toi ne part plus du principe que l'attitude qui a lieu envers toi est normale. Que tu la mérites. Qu'elle parle de toi, de qui tu es. Bref, que maman ou l'autre est normal. Observer l'autre, c'est accepter l'idée qu'il soit systémique. Décompensatoire. Ca peut être douloureux, surtout quand c'est maman. Comme le fait et l'a toujours fait l'enfant face à ses parents. Il prend sans compter ce que lui signifient ses parents.
Remettons alors un peu de distance et rappelons nous que finalement, nos parents ne sont que des humains comme nous, nos parents ici, grande soeur, cousin ou pire ennemi dans une autre vie, et que tout ce cirque/film de l'expérience n'empêche l'amour, et quand ion se retrouve là-haut, on s'aime beaucoup, y a pas de problèmes.
Puis, quand tu observes l'autre dans le système dans lequel il est pour décharger, pour ne pas être confronté à sa propre souffrance, à sa propre contradiction par exemple, comment il tient tant à "te faire sentir que", il est possible que tu ressentes de la compassion. Et en même temps, un truc en toi qui dit : "oui mais ho, on a pas garder les vaches ensemble", ou "d'accord, t'es gentil, mais là, va gérer ta propre merde", enfin quelque chose en toi qui dit : "ça va aller merci, garde ton film".
C'est Je suis.
Il y a des gens qui sont beaucoup dans Je suis spontanément. Ils ne sont pas hypersensibles. Rarement. Ils protègent le socle dans le ventre, et faut pas les faire ch***. Ceux-là peuvent être coupés de la vulnérabilité, donc de la sensibilité, de la magie, de Dieu. Chacun sa croix.
Quand Je suis s'exprime, il s'exprime très peu, car son énergie passe du corps à l'autre corps. L'autre sent tout de suite quand on est dans Je suis. Le premier signe est que notre regard va dans les yeux de l'autre profondément et que Je suis n'a pas peur du silence. Au contraire. Le silence est son arme. Le silence laisse le mental de l'autre se dépaitre tout seul. Le mental systémique sait quand il est vu. Il le sent. Il est alors fragile et il perd sa superbe. Le regard qui dit "je te vois" et le silence suffisent à le mettre en panique. Il se retourne sur lui-même. Il s'effondre.
Les personnes très systémiques sont très affaiblies. Leur mental compense beaucoup parce qu'elles ont très peur d'être épinglées, jugées, disqualifiées. Elles ont été coupées de leur puissance dans l'enfance. Donc la meilleure défense est l'attaque. C'est de bonne guerre, mais nous ne sommes pas là pour donner du grain à moudre au mental de l'autre. Derrière il y a un être qui est coincé avec ce mental compensatoire, ce qui l'empêche de vivre sa vie et de faire les expériences choisies. Donc envoyer le mental de l'autre dans les cordes participe à la libération de l'autre. C'est une nécessité, mais c'est aussi une aide.
Ensuite, Je suis peut s'exprimer parfois. Il est souvent ferme, succinct, les mots sont simples mais significatif. Ca dit : "si tu ne veux pas ça, je t'invite à le dire". "Si tu as une demande, je t'invite à la faire". "Si ma vie ne te convient pas, je t'invite à voir en quoi ça parle de ta vie et à pas me faire ch****". Ca peut être poli, mais aussi sec et expéditif.
Mais c'est toujours les yeux posés dans les yeux de l'autre.
Et, c'est très important : ce n'est pas une bataille. Il n'y a pas nécessité d'être en colère, ou sec. Ce n'est pas un concours d'autorité, d'égo, de couilles. C'est juste Je suis qui dit stop. La réaction de l'autre n'a aucune, aucune importance. Tu laisses Je suis faire l'expérience de Je suis. C'est tout.
Comentarios